FINE, Anne. Le Passage du Diable. Ecole des Loisirs. 306p. 17,50€

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Daniel Cunningham a passé toute son enfance reclus dans une grande maison, gardé par une mère qui l'a gardé loin du monde extérieur, d'une certaine malédiction, prétextant qu'il était gravement malade. Mais un jour, des voisins se rendent compte de l'existence de Daniel et préviennent les autorités. Le jeune garçon est recueilli par le docteur Marlow, tandis que sa mère, victime d'une crise de folie, est envoyée à l'asile. La seule chose que Daniel garde de son passé est une maison de poupées, réplique exacte de la maison où a grandi sa mère. Daniel apprend que la maison existe toujours et qu'elle est habitée par son oncle. Au moment de s'y rendre, le garçon ressent quelque hésitation car lors de ses jeux, la maison semble hantée par un mal étrange.

Je connaissais jusqu'à présent Anne Fine pour la série du Chat assassin ou pour "Bébés de farine". Je la découvre ici romancière de facture plus classique, avec un récit qui fleure bon son Dickens mâtiné de fantastique. L'ambiance pesante de la demeure évoque des vieux films comme "La chute de la maison Usher" ou "La maison du diable" mais en plus soft quand même (ça reste un roman jeunesse). Malgré son enfance isolée, Daniel s'avère être un gamin futé et plein de bon sens, ce qui va lui être utile face aux dangers qu'il va devoir affronter.

Une malédiction familiale, de la magie exotique... un bon roman d'aventure que n'aurait pas renié un auteur anglais du XIXe siècle.

Dès la 6e.